Fiche technique:


-


ACCUEIL



LES ARMES

 
INDEX GENERAL

 
LEXIQUE

(Si un terme vous pose problème, l'index général et le lexique sont à votre disposition)



Le  Pistolet automatique de 9 mm 

LE FRANCAIS type ARMEE:



Type ARMEE du 1° type (modèle 1928):
Type ARMEE du 2° type (modèle 1931):

I) Renseignements numériques:

Longueur de l'arme:
202 mm
Longueur du canon:
128 mm
Longueur de la ligne de mire:
190 mm
Hauteur:
 130 mm
Poids à vide:
 1,040 kg pour le modèle 1928

0,900 kg pour le modèle 1931
Poids chargé:
1,140 kg pour le modèle 1928

1,000 kg pour le modèle 1931
Contenance du magasin:
 8 cartouches (7 dans le chargeur et une en chambre)
Calibre:
9 mm Browning long
Munition:
9 x 20
Rayures:
 6 à droite au pas de 370 mm
Vitesse initiale (Vo):
 350 m/s
Energie initiale (Eo):
45 kgm
Cadence de tir:
/
Vitesse pratique de tir:
18 à 20 coups/min
Portée pratique:
 50 m
Portée maxi:
/
Pénétration:
/
Perforation:
/

II) Caractéristiques générales:

Classification:
arme de poing
Subdivision:
pistolet automatique
Utilisation:
combat rapproché
Canon:
rayé, chambre pour étui cylindrique
Système moteur:
arme semi automatique, action directe de la veine gazeuse sur la culasse, tir en simple effet (double action uniquement)
Système de fermeture:
culasse non calée, canon fixe
Alimentation:
chargement simple par chargeur amovible à pile unique, indépendant de l'arme, introduction directe
Système de détente:
 par détente, étrier et gâchette, mécanisme à échappement de gâchette
Système de percussion:
percussion rectiligne, percuteur lancé
Extraction:
pas d'extracteur
Ejection:
éjecteur projetant, fixe, porté par la carcasse
Sécurités:
sans
Sûretés:
automatiques: sûreté de chargeur, percuteur lancé
Appareils de pointage:
cran de mire usiné dans la carcasse et guidon sur embase
Accessoires à la puissance de feu:
tir en double action uniquement
Marquages:
face droite de la glissière (fabricant, n°), canon (n°)
Finition:
bronzée
Fabricants:
Manufacture française d'armes et cycles de St-Etienne
Exemplaires fabriqués:
environ 4900 entre 1928 et 1939 (y compris pour le marché civil)
Période d'utilisation:
à l'essai de 1928 à 1933
Versions et dérivés:
/
Classification:
1° catégorie

III) Historique:

Arme mise au point en 1928 par la Manufacture française d'armes et cycles de St-Etienne, elle fut testée par les autorités française de 1928 à 1935 et rejetée par la commission de Versailles.
Malgré ce refus cette arme innovante fut utilisée par certains officiers français à titre d'arme personnelle pendant la campagne de 1940. Sans doute préferaient ils cette arme à leur vieux revolvers mle 1892.
La cartouche utilisée était plus faible que la 9 mm parabelum de leurs adversaires, de plus elle n'était pas approvisionnée par l'intendance ce qui devait poser un problème en cas de tir soutenu...il est vrai que la vocation d'un officier n'est pas de faire le coup de feu et que s'il en arrive à cette extrémité c'est que l'ennemi est bien proche, dans ce cas comme il fut souvent observé il était plus prudent de se munir d'un mousqueton ou d'un fusil et de laisser son arme de poing dans son étui.
La carrière du modèle 1931 se termina avec la guerre puisque dès 1939 sa fabrication cessa. Sa vente dû continuer sur les stocks existants mais il avait finalement plus de défauts que d'avantages en ces temps d'après-guerre (poids important, cartouche peu courante, fonctionnement inhabituel...) ce qui lui fut fatal.

IV) Fonctionnement et constitution:

Arme fabriquée en acier usiné, chargeur en tôle d'acier soudée et rivetée. Robuste, bien en main, d'un fonctionnement sûr et bien finie elle comportait de nombreuses innovations dont la principale était le fonctionnement en double action uniquement.





Au "repos" l'arme est visuellement en sûreté, dans le sens que tant qu'un chargeur n'est pas introduit dans son logement le canon ne peut pas se verouiller en position de tir. En effet c'est un bossoir du chargeur qui permet le verouillage du canon sur la carcasse. Le tireur voit donc immédiatement que l'arme est déchargée. Sur la vue de droite on apercoit le levier qui permet de basculer le canon manuellement.
La préparation de l'arme au tir est simple mais nécessite une adaptation du tireur surtout s'il est habitué au tir avec des PA "classiques":
* Garnir un chargeur, placer dans le logement inférieur une cartouche,
* introduire le chargeur dans la carcasse,
* prendre la cartouche du logement inférieur du chargeur et la placer dans la chambre,
* abaisser le canon, celui-ci se verrouille en position de tir, L'ARME EST PRETE AU TIR.
Le tireur n'a plus qu'a appuyer sur la détente, le percuteur va reculer puis s'échapper en fin de course.
Après la percussion la glissière recule sous la pression des gaz, l'étui est extrait par ces même gaz puis éjecté,
les bielles de ressort récupérateur ramènent la glissière vers l'avant, le tireur doit relacher la détente pour faire feu à nouveau.
A noter: entre chaque coup le mécanisme de l'arme est au "repos", il n'y a aucun ressort comprimé.
En cas d'incident de tir le tireur fait basculer le canon grâce au levier de la photo de droite, il ôte la cartouche défectueuse et en chambre une nouvelle manuellement. Cela est une gêne car avec un PA classique cette manoeuvre est plus rapide, le tireur réarme la culasse ce qui chambre immédiatement une nouvelle cartouche.

La glissière est dégagé sur sa partie avant laissant apparaitre le canon sur toute sa longueur:
 


glissière:

vue de la cuvette de tir:
noter l'absence d'extracteur

Le canon comporte un tenon de verrouillage à l'arrière et un logement d'axe à l'avant.

 


vue des cannelures supérieures:
(elles sont absentes sur les PA du 1° type et apparaissent à partir de 1931)
 
La carcasse comprend le système de percussion, les bielles de ressort récupérateur et les plaquettes de poignée:



Le mécanisme de percussion comprend:
-l'ensemble détente-étrier-gâchette, la tige de gâchette et son ressort (dans la carcasse),
-le percuteur et son ressort (dans la glissière).

 

cartouche:










platine, schéma de principe:
Lorsque le tireur appuie sur la détente-étrier-gâchette (E)
celle-ci recule et comprime le ressort de gâchette.
Le cran d'armé de la gâchette (T) fait reculer le percuteur (P)
par le biais du cran d'armé (B) ce qui comprime le ressort
de percuteur (K).
La tige de gâchette étant inclinée la gâchette est forcée
à s'abaisser et en fin de mouvement arrière elle
laisse s'échapper le percuteur qui part vers l'avant.
Après la percussion le percuteur opère son retrait grâce au ressort (r).
En G: appui de la tige de gâchette sur la carcasse.

Les autres pièces sont:

le verouillage du chargeur est particulier. Lorsque le tireur veut introduire ou extraire le chargeur de l'arme il doit tirer vers l'avant la plaque quadrillée de façon à lui faire franchir son cran de verrouillage sur la carcasse, un ressort plat situé sur la face interne de la carcasse repousse en fin de course le chargeur en position arrière assurant ainsi son verrouillage.
 


chargeur en place:

chargeur en cours d'introduction:
nota: le "tube" visible sous le chargeur sert de logement à une cartouche.


le système récupérateur est constitué de deux leviers et d'un ressort placé dans la partie avant de la poignée,

  

l'axe avant fait office d'axe de basculement au canon et sert également au démontage de l'arme.
 





le pontet est en tôle pliée,



pontet monté:
pontet déposé vue de gauche:


Le côté droit de la glissière comporte le marquage "fabrication française", ainsi que sur cet exemplaire le marquage COEBM (?) ainsi que le numéro matricule. Le canon comporte également le marquage du numéro matricule:

 

marquages glissière:
nota: les poinçons AN indiquent que l'arme
a été neutralisée par St-Etienne.
n° sur canon:
   
Le dispositif de visée comporte une hausse usinée dans la glissière et un guidon fixe:

 
   
hausse à cran de mire en "U":
guidon fixe:

L'arme comporte un anneau pour le montage d'une dragonne:

 


V) Démontage-remontage:

Démontage sommaire:
  • Faire les mesures de sécurité: ôter le chargeur et s'assurer qu'il ne reste pas de cartouche dans la chambre,
  • faire pivoter l'axe du canon de façon à amener son échancrure face au piton puis l'extraire de son logement,
  • séparer le canon et le pontet de la carcasse,
  • déposer la glissière.
   

 
Remontage complet:

Dans le sens inverse du démontage en n'oubliant pas les coups de bon fonctionnement pour s'assurer de la réussite du remontage...

VI) Accessoires:

  • Etui de transport comprenant à l'intérieur deux logements pour les chargeurs,

 
ici avec PA modèle 1928:

  • 2 chargeurs, 
 

chargeur du modèle 1928:
(percé uniquement du côté droit)
chargeur du modèle 1931:
(percé des deux côtés)


  • baguette de nettoyage en cuivre,
 


  • écouvillons,


  • notice d'utilisation,



VII) Divers: