Fiche technique:


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LES ARMES

 
INDEX GENERAL

 
LEXIQUE


(Si un terme vous pose problème, l'index général et le lexique sont à votre disposition)



Le fusil-mitrailleur de 7,5 mm modèle 1924

et modèle 1924 M29:


 
FM 24-29 en ordre de combat:
(sans béquille)
 
FM 24-29 en position transport:


I) Renseignements numériques:

Longueur de l'arme:
1070 mm
Longueur du canon:
500 mm
Longueur de la ligne de mire:
640 mm
Hauteur de l'arme en ordre de combat:
 500 mm
Hauteur de l'arme en position transport:
190 mm
Poids à vide (sans béquille):
 8,930 kg
Poids à vide (avec béquille):
9,590 kg
Poids chargé (sans béquille):
9,830 kg
Poids chargé (avec béquille):
10,490 kg
Contenance du magasin:
 25 cartouches
Calibre:
 7,5 mm
Munition:
7,5 x 58 dite 7,5 mle 1924 C (pour le FM mle 1924)

puis 7,5 x 54 dite 7,5 mle 1929 C (pour le FM 24-29)
Cartouches utilisées (FM mle 1924):
mle1924 Cà balle ordinaire O (balle à bout pointu en plomb chemisé de maillechort
de 9 g, étui laiton, chargé en poudre BFP1)

 de tir à blanc (balle à bout rond en bois creux teinté)
Cartouches utilisées (FM 24-29):
mle1929 C à balle ordinaire O (balle à bout pointu en plomb chemisé de maillechort
de 9 g, étui laiton, charge de 2,75 g de poudre BF)

mle1929 C à balle tracante-ordinaire TO (balle à bout pointu en plomb chemisé de laiton
de 9,5 g, godet traceur, étui laiton et charge de 2,75 g de poudre BF)

mle1929 C à balle perforante P (balle à bout pointu en plomb chemisé de laiton
de 9,4 g, noyau en acier, étui laiton et charge de 2,75 g de poudre BF)

mle1929 C à balle tracante-perforante TP (balle à bout pointu en plomb chemisé de laiton
de 9,4 g, noyau en acier, godet traceur, étui laiton et charge de 2,75 g de poudre BF)

mle1929 C à balle incendiaire I

mle1930 de tir à blanc (balle à bout rond en bois creux teinté en bleu)

mle1958 M et mle F1 de tir à blanc (cartouche en plastique de couleur blanche)

mle1929 C inerte de manipulation
Rayures:
4 à gauche ou à droite au pas de 270 mm
Vitesse initiale (Vo):
 850 m/s (avec cartouche mle 1924 C)

820 m/s (avec cartouche mle 1929 C)
Energie initiale (Eo):
 274 kgm
Cadence de tir:
450 coups/min
Vitesse pratique de tir:
150 à 200 coups/min
Portée pratique (hausse de combat):
 600 m
Portée utile maxi:
1200 m
Portée maxi:
3100 m avec la cartouche à balle ordinaire

5100 m avec la cartouche à balle perforante
Pénétration:
70 cm de terre à 400 m avec la cartouche à balle ordinaire
Perforation:
3 mm d'acier à 400 m avec la cartouche à balle perforante

II) Caractéristiques générales:

Classification:
arme collective légère d'épaule, automatique à tir mixte rafale ou coup par coup)
Subdivision:
fusil-mitrailleur
Utilisation:
combat aux distances moyennes à longues
Canon:
rayé, chambre pour étui tronconnique à gorge
Système moteur:
emprunt de gaz en un point du canon
Système de fermeture:
culasse calée à verrou fixe
Alimentation:
chargeur à piles imbriquées, indépendant de l'arme, fixe pendant le tir, introduction directe
Système de détente:
par détente et gâchette (tir en rafale), par détente, mentonnet et gâchette (tir coup par coup)
Système de percussion:
percussion rectiligne, percuteur solidaire de la masse percutante, armé culasse ouverte
Extraction:
à action forcé, extracteur axé et poussé par un ressort
Ejection:
éjecteur projetant, fixe, porté par la boîte de culasse
Sécurités:
course de garde au verrouillage
Sûretés:
levier bloquant les détentes au repos
Appareils de pointage:
hausse à oeilleton basculant, curseur et planchette sur rampe (200 m à 2000 m) et guidon sur embase
Accessoires à la puissance de feu:
arrêt du tir culasse ouverte, ralentisseur de cadence de tir, cache-flamme
Marquages:
sur la face gauche de la carcasse et le dessus du canon (modèle et numéro)
Finition:
phosphatée
Fabricants:
Manufacture d'Armes de Châtellerault
Exemplaires fabriqués:
?
Période d'utilisation:
de 1925 à nos jours (gendarmerie)
Versions et dérivés:
FM modèle 1924 M29 (D)

maquette d'instruction à l'échelle 2
Classification:
1° catégorie

III) Historique:

A la fin du premier conflit mondial le stock d'armes en calibre 8 mm est considérable et malgré l'obsolescence manifeste de la munition et surtout du Lebel il n'est pas envisager dans l'immédiat de moderniser notre armement. Néanmoins la forme particulière de la munition de 8x50R ayant montré ses limites lors de l'utilisation dans le tir automatique, en particulier dans le FM CSRG 1915 Chauchat, il est alors lancé l'étude d'une nouvelle cartouche. Au début des années 20 la cartouche de 7,5x58 est adoptée, ce sera la 7,5 mm mle 1924C. Dans le même temps il est décidé la réalisation d'un fusil-mitrailleur visant à remplacer à court terme le désastreux Chauchat.
Les manufactures d'Etat de Châtellerault et St-Etienne ainsi que des fabricants privés comme Hotchkiss ou Berthier vont rivaliser d'adresse pour réaliser de nombreux prototypes dans différents calibres et les présenter aux différentes séances d'essais qui s'étaleront de 1921 à 1923. A ces fabricants français seront également opposés des fabricants étrangers comme Madsen, Lewis et Browning. La dernière confrontation, en 1923, vit s'opposer une arme proposé par la MAS (FM MAS mle 1922), une proposé par Berthier (FM Berthier mle 1922), le FM BAR américain et un nouveau venu le FM proposé par la MAC (MAC 1923) à peine sorti des atelier mais déjà redoutable pour ses concurrents. Le résultat fut sans appel et le MAC 1923 surclassa tout ses adversaires, il sera légèrement modifié (suppression des ailettes de refroidissement du canon) pour aboutir au modèle définitif qui sera adopté en 1924 sous l'appellation de FM de 7,5 mm modèle 1924. La production à la MAC est lancée en 1925 et il entre en service actif en 1926.
Suite à des incidents de tir et une trop grande "ressemblance" avec la cartouche du Mauser (dont certaines unités sont équipées puisqu'utilisant des mitrailleuses MG 08-15 capturées en 14-18), la toute récente cartouche est modifiée quelque temps plus tard, son étui se trouve raccourci de 4 mm et le culot est renforcé, elle change d'appellation et devient la 7,5x54 mle 1929C. Afin de s'adapter à cette cartouche le FM mle 1924 subit quelques modifications dont le changement du canon, du chargeur et de l'éjecteur, il change dès lors d'appellation et devient le FM mle 1924 M29 plus communément appelé FM 24-29.
La production à la MAC est relancée en 1930 sur ces nouvelles bases et atteint rapidement un rythme important, de telle sorte que le nombre d'armes construites ou transformées est suffisant pour équiper l'ensemble de nos troupes à l'entrée en guerre en 1939.
Arme solide et  fiable, le FM 24-29 sera de tout les combats de la deuxième guerre mondiale puis en Indochine et en Algérie. Son remplacant est l'AA-52 qui utilise sa munition et certains de ses accessoires. Après avoir équipé nos armées et de nombreux pays étrangers, le 24-29 a été utilisé par la police, et les CRS, à ce jour il n'est plus en service actif qu'au sein de la gendarmerie.

IV) Fonctionnement et constitution:

Le "24-29" comprend 5 parties principales, la carcasse, le cylindre à gaz, l'ensemble mobile, le pontet et la crosse:





La carcasse est en acier usiné, elle comprend la boîte de culasse sur laquelle vient se fixer le garde-main, ainsi que le canon sur lequel est fixé le bipied:



Le logement du chargeur est situé sur le dessus de la boîte de culasse, il peut être obturé en position de transport par un volet.




volet de logement du chargeur fermé
(position de transport):


verrou du volet en position basse
(position de transport):


volet de logement du chargeur ouvert
(position d'attente: l'ensemble mobile
est à l'armé, le chargeur est non engagé):
nota: le crochet de chargeur n'est pas déployé



 crochet de chargeur rabattu
(position de transport):





crochet de chargeur déployé
NB: dans cette configuration le crochet se déploie après avoir tiré en arrière son verrou.
Dans le cas ou le tireur introduit un chargeur alors que le crochet de chargeur est rabattu, ce dernier est automatiquement déployé sans que le tireur n'ai besoin d'actionner le verrou)
crochet de chargeur déployé
(position de combat: l'ensemble mobile
est prêt à être armé, le chargeur est engagé.
A la fin du tir le tireur appuie avec la paume de
sa main sur le crochet de chargeur tout en
poussant le chargeur vers l'avant):



comparaison entre les logements de chargeur du FM mle 1924 (à gauche) et du FM 24-29 (à droite).
La cartouche du FM mle 1924 (7,5x58) est plus longue que celle du 24-29 (7,5x54) le logement du chargeur du 24-29 est donc modifié pour compenser ces 4 mm "manquants".


Les organes de visée sont constitués d'un oeilleton monté sur embase rabattable, d'une planche de hausse graduée en centaines de mètres (2 à 20 donc de 200 à 2000 m) et du guidon monté sur embase déportée à gauche. Il a été nécessaire de décaler la ligne de mire à cause de la position verticale du chargeur qui obstrue le champ de vision du tireur:




oeilleton replié pour le transport:
oeilleton déplié pour le tir:
guidon déporté à gauche:

La boîte de culasse comporte à sa partie inférieure un garde-main en bois. Ce garde-main a deux fonctions, la première et la principale est de protéger la main gauche du tireur lors des tirs effectués en marchant (tir à la hanche), la deuxième est de fournir un logement pour un piquet lors d'un tir sur affût anti-aérien ou sur appui de circonstance.



vue droite:
(le trou central sert au passage de la goupille
d'assemblage du support de tir anti-aérien
les trous latéraux ne servent qu'à alléger l'arme)

vue du tube inférieur destiné à recevoir le support de tir anti-aérien
ou eventuellement un piquet ou une branche:




Le canon est fixé sur la boîte de culasse, il comprend la frette d'emprunt des gaz à sa partie inférieure et il se termine par un cache-flamme, le bipied est repliable mais n'est pas démontable par le tireur:

 
 
vue du cache-flamme du 1° type:
vue du cache-flamme du 2° type:


levier-arrêtoir de cache-flamme
en position blocage:


levier-arrêtoir de cache-flamme
en position démontage:
(le démontage du cache-flamme est occasionnel, par exemple
afin de monter le bouchon de tir à blanc)



bipied déplié:


griffe de bipied fixée sur la branche droite du bipied:

bipied replié, la griffe de bipied maintenant
les deux branches du bipied le long du canon:


semelles de pied en laiton:
semelles de pied en acier:
nota: les trous servent à fixer des branches ou des
piquets afin "d'ancrer" le bipied au sol lors des tirs
sur objectifs repérés.

Le côté avant gauche de la boîte de culasse comporte un levier qui sert pour la dépose du canon, cette dépose est possible au niveau utilisateur mais ne doit être effectuée qu'exceptionnellement. Ce genre d'opération est plutôt réservé à l'atelier régimentaire qui dispose des outillage adapté et du savoir-faire nécessaire:



levier de dépose du canon
en position vérouillé (marquage F pour "fermé"):

levier de dépose du canon
en position dévérouillé pour le démontage
(marquage O pour "ouvert"):

canon déposé:

canon en coupe (cache-flamme déposé):



frette des gaz située sous le canon
(elle comporte un trou d'évent qui permet à une partie des gaz
de déverouiller l'ensemble mobile via le cylindre à gaz)
nota: la vis située sous la frette sert à reguler le débit de gaz en fonction
de l'encrassement de l'arme:
anneau de bretelle situé au milieu du canon:








cylindre à gaz
(dans lequel coulisse le piston):




verrou de cylindre à gaz
en position vérouillé (marquage F pour "fermé"):




verrou de cylindre à gaz
en position dévérouillé pour le démontage
(marquage O pour "ouvert"), dans cette
position le cylindre peut être déposé
de la gauche vers la droite
(voir démontage sommaire):

Le levier d'armement est situé sur la droite de la boîte de culasse et n'est pas lié à l'ensemble mobile, il faut donc le ramener vers l'avant manuellement après l'armé, sous peine de l'endommager. Le bouton est entouré d'un manchon en cuir.



levier d'armement en place:
levier d'armement déposé:

l'ensemble mobile est constitué de la culasse, du piston et de l'ensemble récupérateur. 





La culasse est liée au piston par un axe et deux biellettes, elle comprend également le logement de l'éjecteur  sur sa gauche et celui de l'extracteur sur sa droite:



culasse:
axe de culasse




ensemble mobile en position de tir
(culasse mobile "vérouillée")





culasse déverouillée:
(le départ du coup a eu lieu, le projectile a dépassé
le trou d'évent, une partie des gaz s'y est engouffré
venant frapper la tête du piston, celui-ci
a reculé, les biellettes ont basculées entrainant
de ce fait la culasse vers le bas et provoquant
le déverouillage, l'ensemble mobile peut dès lors reculer).


cuvette de tir vue de l'avant gauche,
à gauche l'extracteur, à droite le logement de l'éjecteur:

éjecteur:
(la partie recourbée vient se placer dans le logement
ci-dessous)


éjecteur en place:

logement du talon de l'éjecteur sur la face interne
 gauche de la boîte de culasse:

Le piston est en une seule pièce, il coulisse dans la boîte de culasse et le cylindre à gaz, il comporte à sa partie inférieure le logement de l'ensemble récupérateur et à sa partie supérieure le percuteur qui est fixe:





vue du percuteur
(le départ du coup a lieu dès le vérouillage
de la culasse en fin de mouvement avant)
gros plan de la tête de piston,
la partie creuse vient "s'emboiter" sur la partie
arrière de la frette des gaz:
frette des gaz située sous le canon
(rappel, voir schéma en tête de chapitre)



L'ensemble récupérateur est en trois pièce et comprend le ressort proprement dit, un bouchon et la tige guide.




ensemble récupérateur en place dans le piston
(vue de dessous)
éléments de l'ensemble récupérateur:


Le système de détente est entièrement compris dans l'ensemble pontet-poignée pistolet, il comprend (de gauche à droite sur le schéma):
la gâchette et son ressort,
la détente pour le tir en rafale,
la détente, le mentonnet et leurs ressorts pour le tir en coup par coup,
le levier de sûreté (non présent sur le schéma, il se situe entre les deux détentes),


position de départ: ensemble mobile accroché sur la gâchette, détente au repos.


schéma de principe du tir en rafale:
(la détente arrière soulève la gâchette, l'ensemble mobile part vers l'avant,
il y a départ du coup, le tir est automatique jusqu'à ce que
le tireur relache son action sur la détente, celle-ci repart vers l'avant,
la gâchette redescend alors et bloque l'ensemble mobile en arrière).




schéma de principe du tir coup par coup:
(la détente avant soulève la gâchette, l'ensemble mobile part vers l'avant,
il y a départ du coup,
dans le même temps le mentonnet dépasse le bec de
gâchette, celui-ci redescend alors et la gâchette bloque l'ensemble mobile
en arrière, le tir s'arrête.
Lorsque le tireur relache son action sur la détente,
celle-ci repart vers l'avant, le mentonnet repasse sous le bec de gâchette
on se retouve à la position de départ).



ensemble pontet-poignée pistolet déposé:
vue de dessus:




levier de sélecteur sur "sûreté":
(dans cette position le levier bloque les deux détentes)
levier de sélecteur sur "feu":


La crosse est en bois et en acier, elle est creuse en partie et dans cet évidement vient prendre place le dispositif ralentisseur de cadence, elle comporte également
le logement de la béquille, deux anneaux de bretelle et une épaulière.




crochet de béquille
(pour libérer celle-ci le tireur
appuie sur la partie ronde):
logement de la béquille et anneau de bretelle inférieur:


 
 
épaulière repliée
(au dessus est visible l'anneau de bretelle supérieur
pour le tir à la hanche):
épaulière déployée:


 
 
ralentisseur de cadence en gros plan; sont visibles, de haut en bas:
le tampon amortisseur, le galet guide, la masselotte, la gâchette automatique.



ralentisseur de cadence au "repos":
















Fonctionnement:
Le départ du coup ayant eu lieu, l'ensemble mobile recule,
il vient buter sur l'amortisseur qui limite le choc,
et dans le même temps frappe la masselotte qui est propulsée en arrière,
en fin de mouvement arrière l'ensemble mobile vient s'accrocher sur la gâchette automatique et s'arrêtte.
la masselotte parcourt une certaine longueur dans son logement puis sous l'action de son ressort
elle repart vers l'avant,
en fin de mouvement elle fait pivoter la gâchette automatique ce qui libère l'ensemble mobile qui repart vers l'avant, le tir se poursuit.
La cadence de tir est réduite d'environ 100 coups minutes
(500 cps/min au lieu de 600 cps/min environ sans ce dispositif) ce qui permet d'échauffer moins le canon et donc de réduire son usure.

Le côté droit de la carcasse comporte le marquage du modèle et le numéro matricule de l'arme précédé d'une lettre représentant la série de fabrication:



marquage sur FM mle 1924:
marquage sur FM mle 1924-29:

Autres marquages:

 
 
 
marquage du modèle sur le canon:
marquage du matricule sur le canon:
marquage du matricule sur le cache-flamme:



marquage du matricule sur le piston:
marquage du matricule sur le pontet:
marquage du matricule sur la crosse:


V) Démontage-remontage:

Démontage sommaire:
  • Faire les mesures de sécurité: ôter le chargeur puis manoeuvrer la culasse et s'assurer qu'il ne reste pas de cartouche dans la chambre,
  • ramener l'ensemble mobile et le levier d'armement vers l'avant,
  • dévisser la clavette d'assemblage dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et la déposer,


clavette d'assemblage en place:
clavette d'assemblage déposée:

  • déposer la crosse,
  • faire pivoter le pontet vers le bas puis remonter légèrement sa partie avant pour la décrocher de son entretoise,
  • amener le levier d'armement vers l'arrière et extraire l'ensemble mobile de la boîte de culasse,
  • tirer le bouton du levier d'armement vers l'extérieur et finir d'extraire le levier d'armement de la boîte de culasse,
  • mettre le verrou de cylindre à gaz sur "O", déposer le verrou de cylindre à gaz de la gauche vers la droite.



verrou de cylindre à gaz relevé pour le démontage:
démontage sommaire terminé:

Démontage complementaire:

Démontage du chargeur:
  • faire glisser la semelle vers l'avant tout en retenant le ressort,
  • laisser le ressort se décomprimer, séparer les éléments du chargeur.


démontage de l'ensemble mobile:
  • séparer l'éjecteur de la culasse,
  • à l'aide d'un chasse goupille chasser l'axe épaulé des biellettes,
  • séparer la culasse du piston,
  • avancer légèrement la tige guide et la dégager de son pion d'arrêt, extraire la tige-guide, le ressort et son bouchon du piston,

 
vue du pion d'arrêt de la tige-guide
ensemble mobile démonté:


démontage de l'extracteur
  • appuyer sur la tête de l'extracteur et le dégager de son logement,
  • séparer l'extracteur, son ressort et son pion de la culasse,


extracteur déposé:
démontage complémentaire terminé:


Remontage complet:

Dans le sens inverse du démontage en n'oubliant pas les coups de bon fonctionnement pour s'assurer de la réussite du remontage...


VI) Accessoires:

1) accessoires communs toutes armes:
  • bretelle de suspension Mle 1892-14 (modèle en cuir fauve avec bouclerie en laiton ou en acier peint),

  • triangle de suspension,



triangle fauve:
ou
triangle fauve pour brelage mle 35:
 
  • cartouchière porte PA Mle 1916 ou étui de PA (équipe le chargeur qui, avec le tireur, constitue l'équipe de base du 24-29),


cartouchière porte PA Mle 1916:

cartouchière porte PA Mle 1916
pour PA RUBY:


étui de PA mle 1916
pour PA RUBY:
Etui de PA mle 1937
pour PA 35A ou 35S:

2) accessoires de l'arme:
  • 1 béquille, (hauteur variable de 165 à 280 mm)

béquille montée:
 


béquille 1° type:
ou
béquille 2° type:

  • 1 bretelle en cuir fauve,


 

port de l'arme à l'épaule:


utilisation de la bretelle pour le tir debout:
 

  • 34 à 35 chargeurs (toutes troupes hors Cavalerie et aéroportés), 25 chargeurs (troupes aéroportées),
  • Nota: le tireur et le chargeur emportent dans les musettes et havresacs un certain nombre de chargeurs en plus de leurs équipements (béquille, nécessaire de nettoyage, pièces de rechanges etc...) le reste des chargeurs est réparti entre le chef de groupe et les autres soldats (caporal adjoint, pourvoyeur, voltigeurs-ravitailleurs...). La capacité d'emport d'un groupe de combat est donc théoriquement de 1325 cartouches.


chargeur vue droite:


Nota: le chargeur comporte un arrêtoir de culasse,
celui-ci est fixé au transporteur et arrête la culasse
en position arrière à la fin du chargeur.

  • emport des chargeurs (hors Cavalerie et aéroportés):
    • havresac porte-chargeurs en toile modèle 1924 pour 8 chargeurs ou 4 trousses de 75 cartouches, soit une capacité d'emport de 200 cartouches en chargeurs ou 300 cartouches en trousses par havresac,
    • musette porte-chargeurs en toile modèle 1924 pour 6 chargeurs, soit une capacité d'emport de 150 cartouches par musette,
    • ou 3 musettes en toile modèle 1950 grande taille et 2 musettes en toile modèle 1950 petite taille,
  • emport des chargeurs pour la Cavalerie montée:
    • cartouchière pour tireur en toile et cuir pour 2 chargeurs, soit une capacité d'emport de 50 cartouches par cartouchière,
    • sac à chargeurs en cuir pour 4 chargeurs, soit une capacité d'emport de 100 cartouches par sac,
  • emport des chargeurs pour les troupes aéroportées:
    • musette porte-chargeurs en toile modèle 1950-53 pour 5 chargeurs, soit une capacité d'emport de 125 cartouches par musette,



havresac porte-chargeurs en toile mle 1924:
(ne contient que des cartouches en chargeurs ou en trousses)




musette porte-chargeurs en toile mle 1924:
(peut contenir des chargeurs uniquement
ou des chargeurs et des accessoires,
exemple: un des deux compartiments accueille 3 chargeurs et l'autre compartiment la béquille,
dans ce cas la capacité  d'emport de la musette
passe de 150 à 75 cartouches)
musette porte-chargeur en toile
modèle 1950-53
(pour troupes aéroportées)




  
   

cartouchière mle 1924:
(Cavalerie montée)
sac à chargeurs:
(Cavalerie montée)

  • 1 gaine d'arme,


gaine d'arme mle 1915-24:

gaine d'arme mle 1924:

  • 1 trousse en cuir et toile pour accessoires comprenant:
    • 1 appareil à garnir les chargeurs,
    • 1 pinceau plat,
    • 1 burette à huile,
    • 1 crochet éjecteur
    • 1 écouvillon de chambre,
  
 
 
trousse en cuir et toile pour accessoires

appareil à garnir les chargeurs
(peut se loger directement dans le havresac ou la musette)
pinceau plat:


 

burette à huile mle 1915
en métal ou en plastique
crochet éjecteur:

écouvillon de chambre:
  • 1 étui en toile et cuir pour baguette de nettoyage comprenant:
    • 1 baguette de nettoyage en deux parties,
    • 1 écouvillon laiton,


baguette dans son étui de transport:
baguette montée:

  • Dans la crosse on trouve:
    • 1 éjecteur de rechange,
    • 1 clavette d'assemblage de rechange,
 
 
épaulière relevée:
plaque inférieure ôtée, vue du logement des pièces de rechange:


éjecteur:
clavette d'assemblage:

  • 1 boîte métallique pour accessoires comprenant:
    • 1 tire-douille,
    • 1 axe de culasse,
    • 1 extracteur,
    • 1 ressort d'extracteur,
    • 1 poussoir d'extracteur.


boîte pour accessoires:

  • 1 notice d'utilisation,


 
notice d'utilisation
du FM mle 1924
édition 1926:
notice d'utilisation
du FM mle 1924-29
édition 1949:
MAT 1009
édition n°8-1964:



3) accessoires collectifs ou de garnison:
  • bouchon de tir à blanc,

BTB nu:



BTB monté:
(procédure: démonter le cache-flamme, monter le BTB,
remonter le cache-flamme)
nota: le bouchon de tir à blanc est normalement
couplé à un canon spécial qu'il faut donc
substituer au canon "de guerre".

  • 1 dispositif pour le tir contre avions comprenant:
    • 1 support vertical avec une goupille de fixation,
    • 1 piquet à vis,
    • 1 trousse en toile pour la grille et l'oeilleton,
    • 1 grille de visée,
    • 1 oeilleton de visée,

schéma de principe:


dispositif pour le tir contre avions
monté sur un arceau de voiture:
dispositif pour le tir contre avions
monté sur le canon d'un fusil:
 
 
support vertical:



piquet à vis ou tirrefond:
(se fixe au sol ou dans un matériau tendre,
la partie supérieure accueillant la partie inférieure
du support vertical)


vue de la goupille de fixation:
support vertical en place sur l'arme:
   
grille de visée et oeilleton:


grille de visée:
(se place à la partie supérieure du canon)
grille de visée en place sur l'arme:



oeilleton de visée:
(se place à la partie supérieure de la boîte de culasse)
oeilleton de visée en place sur l'arme:
(ici en position rabattue le long de la carcasse pour le transport)

 
  • 1 dispositif pour le tir repéré comprenant:
    • 1 plaque avant (pour la fixation du bipied),
    • 1 plaque arrière (pour le débattement de la béquille),
    • 4 piquets d'ancrage dont deux à tête élargie,
 


dispositif de tir repéré en position de transport:
dispositif de tir repéré ouvert:








plaque avant, la partie lisse prend place sur le sol:
on trouve deux variantes comportant l'une un trou d'ancrage (cas de la photo)
et l'autre deux (comme sur le dessin ou la photo sur fond vert)
plaque arrière, ici par contre la partie lisse doit être dirigée vers le haut:




piquets d'ancrage:
graduations sur la partie lisse de la plaque arrière:

Utilisation du dispositif pour le tir reperé:

  • 1 botte (Cavalerie montée), 


 
Lorsque l'arme n'est pas portée sur le bât, elle peut éventuellement être porté
à la botte. Celle-ci, en cuir rigide, est suspendue à l'anneau porte-sabre gauche de la selle
et assujettie par quatre courroies:

  • clé démonte canon et cache-flamme,
 
  • baguette de nettoyage rigide, 


VII) Divers:


Utilisation de la chargette:

 
 
chargette en place:
clip en place:
(la chargette permet d'approvisionner le chargeur avec des clips de fusils à 5 cartouches)